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BOUDON Gérard

« La souris est une simple ovoïde et l’hirondelle un galet bleu, l’écureuil tient dans le panache flammé de sa queue dressée, le teckel se réduit à une ligne droite montée sur pattes (queue dans l’alignement du dos) et l’éléphant consiste en une sorte de disque tronqué parcouru sur deux faces par le renflement des oreilles : Gérard BOUDON se tient sur le fil subtil entre le refus du naturalisme illusionniste et la tentation toujours repoussée de l’abstraction absolue. Son registre, c’est celui de la stylisation et de l’épure, au point de résumer l’animal à un jeu réduit de lignes, de plans et de volumes. Il dépasse l’apparence de la bête, pour livrer la personnalité de cette dernière dans la seule dimension « graphique » de l’œuvre.

Car pour cet artiste, il s’agit moins là de reproduire une complexion physique, que d’évoquer une posture, une allure, une nature même : une façon de se camper sur ses pattes, de regarder de côté, de couler sa démarche ou de bander ses muscles. Pour cela, BOUDON vise au plus simple (c’est-à-dire, techniquement, au plus complexe) : tout, dans la composition de la sculpture, trouve sa solution plastique en un jeu de droites, de courbes et de contre-courbes, de convexités et de concavités. Extrêmement dessinées et construites, ces œuvres aux subtiles patines doivent évidemment beaucoup à la géométrie. Du reste, une petite chouette, dite « cubiste », montre sans conteste à quelle source artistique le sculpteur puise son inspiration.

Dans l’admirable élégance des lignes tendues, lissées par l’art de Gérard BOUDON , le basset place sa queue dans la continuité incurvée de son échine ; le tamanoir déploie l’impeccable demi-cercle de son dos, ainsi que la belle suite d’arcs parallèles sur ses flancs ; – et la hyène saisie dans son mouvement de rotation (…) inscrit son museau dans l’arc de cercle de son cou et exhibe l’arche parfaite de ses pattes, en un « geste » statuaire à ce point magistral qu’il en fait oublier le motif animalier, plongeant l’observateur stupéfié dans la pure contemplation esthétique. »

Jean-Louis ROUX
Les affiches de Grenoble, 24/12/2004

« (…) Les animaux de Gérard BOUDON sont présents et expressifs bien que leurs formes se réduisent à un jeu de plans géométriques qui se coupent en arrêtes vives, car tout l’art de BOUDON consiste à exprimer avec une grande économie de moyen, la personnalité et le caractère-même de l’animal au-delà des apparences : le taureau au combat se cabre, le bouledogue anglais avec son gros museau noir, guette le visiteur qui entre dans la galerie, la panthère se lèche la patte, le renard est à l’affût, le grivet à la longue queue recourbée est prêt à bondir … autant de postures qui caractérisent avec justesse l’animal.

Boudon observe longuement son modèle avant de le modeler dans la terre ou, le plus souvent, de le sculpter dans du bois de tilleul. Il le décrit en le résumant à un ensemble de lignes, de plans et de volumes sans qu’aucun détail ne vienne contrarier la pureté de sa forme.

La surface de la sculpture est si lisse qu’elle reflète la lumière comme un miroir en l’accrochant sur ses arrêtes vives. Très construites par un jeu de droites, de courbes et de contre-courbes, de creux et de bosses, les oeuvres de BOUDON sont presque « cubistes » sans en avoir toutefois la froideur géométrique. La qualité de ses bronzes, toujours réalisés par la fonderie DEROYAUME, et surtout leurs patines sont remarquables. On ne se lasse pas de l’élégance des animaux de Gérard BOUDON qui, malgré leur dépouillement, n’en sont pas moins très expressifs.
Une « ménagerie » sympathique que l’on regarde avec plaisir. »

Brigitte ROUSSEY
Le tout Lyon
Décembre 2009

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