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DE FELICE Françoise

Françoise de Felice, d’ascendance italienne par son père et de mère française, est née à Paris où elle a passé ses 20 premières années.
Petite fille, elle fut initiée à l’art graphique par sa grand-mère qui avait fréquenté un atelier de publicité à l’époque du Chat Noir, attenant à celui de Fernand Léger.
Parallèlement à la Sorbonne, elle fréquenta les Beaux-Arts en auditeur libre. Françoise eut comme première approche, l’étape incontournable de l’impressionnisme qu’elle déclina sous toutes ses formes jusqu’en 1982.
Puis elle quitta la France et s’installa en Sicile où là l’impressionnisme français ne lui suffit plus. Il lui fallait construire sa propre personnalité, lâcher les sentiers battus, créer sa signature. Les splendeurs du baroque sicilien et la lumière de l’île aidant, elle se mit à jouer entre des fondus presque liquides et un tracé fin mais précis.
Le style, son style est né du hasard et du vouloir confondus. Elle fit de sa peinture une histoire introspective, manière d’auto-analyse.
Après de nombreux va-et-vient entre la méditerranée et la France, elle finit par se fixer en Ile de France près de Paris, dans un atelier où elle a organisé une succession d’expositions internationales, dans de grandes villes comme Caracas, mais aussi en Europe à Padoue, Rome, Londres, Paris ,Genève etc…

On pourrait décrire son œuvre comme le récit d’un monde féminin, très doux et mélancolique mais en prenant le temps de fixer plus attentivement chaque toile, un peu comme dans un jeu d’holographie nous glissons dans un labyrinthe subliminal emprunt d’un sens poétique spécial, il apparait un monde complexe où se jouent des ambigüités jusqu’à déceler un combat contre ses démons. Rien n’est parfaitement serein et dans ces scènes où l’anecdote est à peine amorcée où se cachent souvent des personnages ou des couleurs ou des coulures qui révèlent une rupture avec la continuité du rêvé ou du conte avorté. Un personnage est suivi de son double, une femme verte pose et soutient de son regard suspicieux ou inquisiteur l’ensemble d’un groupe qui est là sans rien faire. Car ses femmes ne font rien, elles attendent ou méditent, pas d’action précise jusqu’à disparaitre en tant que femmes pour symboliser l’être androgyne en chacun de nous.

C’est ainsi que partant du sujet purement féminin nous saisissons les échos intimes de l’inconscient. Les oiseaux ou autre animal, eux aussi perdent leur genre pour incarner les symboles que l’on retrouve dans la mythologie ou récits moulés dans l’inconscient collectif. Définir le thème central d’une œuvre, comme dans ce cas, est une épreuve à plusieurs facettes et dans cette mouvance F. de Felice décline un univers très particulier. Un univers qui se nourrit de beauté, beauté des regards mais aussi et surtout beauté de l’âme.
Pourquoi donc un risque assumé. A notre époque où la recherche du beau n’existe plus, persister à traiter l’amour, la mélancolie, l’érotisme sans suivre le courant est un risque. Celui d’être exclue, alors que parallèlement nombreux et nombreuses sont ceux ou celles qui s’émeuvent car rien n’est plus troublant que de se reconnaitre sous le pinceau d’une artiste. C’est donc une île ou un radeau que F.de Felice nous offre au cœur des expos d’aujourd’hui.

Techniques et sources

De son abstrait personnel qui pourrait se suffire à lui-même, elle fait surgir des femmes qui émergent d’un passé. Elle voyage dans le temps et crée sa propre mythologie. On retrouve des résonnances de toutes les époques occidentales. Certains roses de Tiépolo, des lumières de Vermeer, des visages de la renaissance et dernièrement des photos anciennes noir et blanc colorées. Elle utilise aussi la feuille d’or et l’aquarelle.

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