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DEVAL Pierre

S’il est un artiste qui mérite le qualificatif d’inclassable c’est bien Pierre DEVAL! D’abord parce-que né à Lyon mais fixé à La Valette du Var à partir de 1925 jusqu’à sa mort en 1993, il est considéré Lyonnais par les uns et Provençal par les autres. D’autre part suivant l’œil qui la découvre la peinture de Pierre DEVAL apparaît « moderne » chez les classiques et « classique » chez les Modernes!

Natif de Lyon donc, DEVAL « monte » étudier à Paris où il côtoie et participe au mouvement DADA avec BRETON, TZARA, ARAGON etc. En 1921 son premier envoi au Salon d’Automne est acquis par l’Etat et exposé au Jeu de Paume. Ce succès lui vaut également d’être admis pour deux ans comme pensionnaire de la Villa Abd el Tif à Alger où il se lie d’amitié avec Albert MARQUET.

De retour en métropole il se fixe un temps à Paris, voyage beaucoup (avec MARQUET) et fréquente quelques uns des plus illustres « Fauves » et autres grands noms de l’époque comme CAMOIN, MANGUIN, MATISSE, Jean PUY, ou encore OTHON-FRIESZ.

Mais la lumière du sud lui manque et en 1925 il se fixe définitivement dans le Midi, au château d’Orvès à La Valette. Là, en peu de temps, va s’établir une véritable symbiose entre DEVAL et son domaine. Michèle GORENC dans son ouvrage consacré au Maître, note : « Peu à peu, un véritable dialogue s’instaure avec sa terre et Orvès devient partie intégrante de son œuvre » (*).

C’est ainsi que phagocité par l’éclat du soleil et par la terre qu’il a lui-même choisie, Pierre DEVAL se transmuta en authentique peintre provençal.

A Orvès la vie s’écoula calme et paisible. Hymne à la vie, la peinture de DEVAL se partagea dès lors entre des paysages lumineux et un très grand nombre d’œuvres sur la femme qu’il célébra avec une infinie délicatesse tant à l’aquarelle qu’à l’huile ou encore au pastel, genre dans lequel il excella.

Homme d’une discrétion exemplaire Pierre DEVAL se tint volontairement à l’écart des grands circuits commerciaux et des cénacles parisiens. Le célèbre critique Georges BESSON qui était l’un de ses amis se brouilla même avec lui, le trouvant trop « tiède ». Ceci suffit à peine à expliquer pourquoi cet artiste représenté dans six Musées français et dans plusieurs Musées étrangers (notamment à Tokyo et au British Museum à Londres), est tombé dans un relatif oubli.

Heureusement depuis une dizaine d’années cette fâcheuse tendance commence à s’inverser. C’est ainsi que redécouvert par le marché de l’Art, il a fait l’objet d’une importante exposition pour son centenaire avec publication d’un bel ouvrage (2) retraçant sa vie et son œuvre, ceci suivi de deux grandes rétrospectives l’une en 98-99 au Musée de Toulon, l’autre durant l’été 1999 à la Maison RAVIER à Morestel non loin de Lyon.

Gageons que ce ne sont là que les prémisses d’une renaissance et d’une reconnaissance complète du talent de Pierre DEVAL. Il fait partie des plus grands figuratifs du XXième siècle et nul ne doute qu’il sera enfin reconnu comme tel dans un très proche avenir.

Guy AVRAMO

(*) : « DEVAL, le Maître d’Orvès » par Michèle Gorrenc. Editions  » Autres Temps » 1997. Préface de Emmanuel Breon, Conservateur du Musée des Années Trente.

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