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HERREL

« Si tu refuses de mettre au monde ce qui est en toi, ce que tu ne mets pas au monde te détruira ». Jim Harrison

D’aussi loin qu’il se souvienne, la sculpture a toujours été l’unique obsession d’Herrel, des craies d’école de son enfance dont il fit ses premières œuvres aux premières pierres glanées ici ou là.
Parce que la vie s’échine bien souvent à vous éloigner des rêves de votre jeunesse, Herrel s’écarte de son chemin et devient plus tard directeur artistique d’un grand groupe de médias. La relative vacuité de son travail de création au sein d’une industrie qui vénère l’éphémère l’amènera pourtant à décider d’infléchir le cours de sa vie et revenir à la source de sa vocation. Il est temps pour lui d’arrêter de nier ce qui s’impose à lui comme une évidence. Il est et sera sculpteur.
Il s’attaque directement au marbre. Le graal du sculpteur. Le marbre comme une mise en abyme du monde dans lequel il vit. Comme une réponse à l’accélération technologique de notre époque et la futilité des modes et tendances qui s’y succèdent. L’éternité face au culte de l’éphémère. Aux Hommes qui semblent avoir oublié la brièveté de leur présence sur la terre depuis sa création, il oppose un témoignage durable de ce que fut notre temps.
Il choisit à contre courant de travailler le marbre « sans filet », en taille directe pour s’interdire tout droit à l’erreur. Une chose caractérise sa démarche : le sens de l’Éthique. Être un artiste est pour lui une nécessité et non une posture. Créer est pour lui une manière d’être au Monde. Un regard sur le monde qui lui est propre, à la fois bienveillant et inquiet. Un témoignage sur les contradictions de notre époque, son productivisme forcené et sa soif de croissance effrénée, la perte de conscience de l’autre. Son travail se veut le témoignage de ce qui peut-être aura causé la perte de notre humanité, que regarderont nos successeurs, s’il en est encore, dans quelques milliers d’années.
Le regard que porte Herrel sur notre monde actuel, ses dérives, ses paradoxes, est sans concession sur le fond, beau et extrêmement pur sur la forme. Parce que ce monde manque aussi de beauté, l’artiste ne se contente pas d’observer fiévreusement ces dérives mais en fait un appel à sauver ce qui peut encore l’être, nous rappelle la beauté de ce monde et la nécessité de la préserver. Il pose par ailleurs clairement la question du rapport entre l’Homme et la Nature. Les œuvres d’Herrel trouvent racine dans ce lien immémorial qui a toujours uni l’homme à son environnement et rappellent justement l’Homme à ses racines. Humblement. Mais aussi parfois violemment lorsque les éléments s’emportent brutalement. Ces racines, ce lien charnel qui nous relie à la Terre sont d’ailleurs physiquement présentes dans nombre de ses œuvres.
Si le constat est sans concession, il se veut teinté d’une note d’optimisme, comme un appel à faire évoluer positivement les consciences. Renouer avec une certaine idée de l’unité entre l’Homme et la Nature, certes, mais aussi entre les hommes. Puissance de l’œuvre, force du message et beauté des formes. Le marbre toujours. Douceur du toucher et pureté du trait. Intemporalité des vérités figées dans le temps.

Auteur : Olivier Chantraine, écrivain

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