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MANGE José

Il fait ses études au grand séminaire d’Aix en Provence. C’est là qu’il découvre la peinture. Au musée Granet, il rencontre Cézanne. Il passe 10 ans à Paris dans de dures conditions. Il revient à Toulon en 1895. Végétant dans cette ville, il se marie et retourne avec sa femme à Paris. Au cours des années parisiennes, Mange a connu les éclats de Manguin, Monet, Pissaro, Degas, des Nabis mais aussi les divisionnistes Seurat et surtout Signac auquel il resta fidèle, l’accompagnant autour de St Tropez entre 1900 et 1915. Cependant, ce séjour à Paris est un nouvel échec. Il revint donc à Toulon pour ne plus la quitter.
Limitant volontairement son horizon au Cap Cépet et au Coudon , Mange promène sur ces rivages sa nonchalance flânerie : il peint de nombreux paysages méditerranéens, des restanques, des oliviers, la mer, les ports ainsi que de belles natures mortes.Nulle rigueur dans sa technique et jamais la solution des grands problème picturaux ne trouble son âme ingénue, mais il sait s’enchanter d’un amandier en fleurs, d’une calanque ensoleillée ou d’une pastèque éventrée sur un plat naïvement décoré.
Comme l’a si justement écrit son ami le bon poète Léon Vérane : « partout où il a pu s’exprimer avec un minimum de contrainte et juxtaposer au thème choisi son caprice et sa fantaisie, il a parfaitement réussi ».Dans ses flamboiements de couleur, Mange applique, sans le savoir, le principe fauve de Friesz.Ce peintre a vécu dans la misère dans un appenti rue Magnaque à Toulon. Il faisait le marché de son ménage uniquement si il arrivait à vendre une toile. Il était trop pauvre pour s’acheter des tubes. Alchimiste, il utilisait des poudres de couleurs de droguiste qu’il mélangeait avec du pétrole ou de l’huile.Pendant ses dernières années, Mange fut soutenu moralement par un petit groupe de fidèles. Soutine, Friesz, Verdilhan lui rendaient parfois visite ainsi que de jeunes peintres toulonnais : Segal, Echevin, Baboulène…
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