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FUSARO Jean ( Né en 1925 ) - La croisée des chemins picturale - Huiles-pastels-dessins
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« Les tableaux de Jean Fusaro ressemblent aux chansons de Charles Trenet.

Sur les toiles du peintre, on rencontre des tours Eiffel qui sautent à pieds joints dans la Seine, des bateaux ivres qui ont des fourmis sous la quille, des ciels d’orage qui partent à la recherche d’arc-en-ciel imaginaires, des rivières que l’envie de sortir de leur lit démangent, des silhouettes que le vent embrase et qui se hâtent vers on ne sait quel destin, enveloppées d’écharpes de songe. Dans une toile du peintre tout est fragile. Tout est grâce . Tout est fugue.

Or, cette apparente légèreté du peintre trousse une sourde mélancolie de gorges sèches avant qu’une ultime pirouette de son pinceau ne vienne la masquer d’un éclat de vermillon, note de Véronèse : Jean Fusaro s’excuse.

l capte la lumière de son ironie nonchalante et triste un peu à la manière de ces peintres vénitiens qui savent si bien en apprivoiser le mystérieux frémissement. Tiens, puisqu’on explose les cousinages lointains, constatons qu’il y a parfois du Dufy chez cet amoureux du réel. Mais, crime de lèse critique, au siècle de « performances » aussi dérisoires que vaines, « d’installations » qui ne font que se répéter dans l’infini de leur vide, le réel de Jean Fusaro est magnanime : il est charnel. Dense. Eblouissant

Oui, Jean Fusaro peint le réel d’une belle lumière qui s’impatiente, qui ondoie comme les hanches d’une femme. Il l’a comme arraché aux secrets de sa mémoire, à la turbulence de ses brûlures.

Jean Fusaro est un peintre hors modes, c’est peut être pour cette raison qu’il les a toutes prises de vitesse avec un art abouti de figuratif poétique. A une époque qui fignole ses fausses valeurs, qui pontifie sous les cimaises, qui a l’invention morne et triste, Jean Fusaro fait souffler sur la peinture une sorte de fraîcheur espiègle. Il a plongé ses pinceaux dans un bain de jouvence originel qui mouille le regard et envoûte le cœur.

Oui, alors qu’aujourd’hui la peinture vit en trompe-l’œil comme en trompe l’âme, celle de Jean Fusaro éblouit et fascine car elle est étonnamment vivante.

Chez Jean Fusaro la vie bourrasque ! »

Philipe Lemaire,

Préface de Fusaro, la croisée des chemins picturale et littéraire

Editions Jacky Cécile Fusaro, Cailloux sur Fontaine, 2007

251 pages illustrées.
 

Prix de vente : 58 € TTC, 5% offerts, soit 55 €

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