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LUCE Maximilien

C’est le critique d’art Félix FENEON qui, sous l’impulsion de SEURAT, pose en 1886 le principe pointilliste de la division des tons. C’est donc seulement douze ans après la naissance officielle de l’impressionnisme chez le photographe NADAR, que naît le mouvement Néo-Impressionniste.
Maximilien LUCE expose lui pour la première fois en 1887 au Salon des Indépendants et adopte dans la foulée les principes de SEURAT dont il contribue dans les années suivantes à établir la renommée. Il est accompagné dans cette démarche par quelques jeunes peintres de l’époque, entre autres : Paul SIGNAC, Charles ANGRAND, Henri Edmond CROSS et Théo Van RYSSELBERGHE. Le plus âgé ANGRAND a 33 ans en 1887, le plus jeune SIGNAC seulement 24. LUCE constitue alors avec ceux-ci une éphémère avant-garde dans ce monde de la peinture toujours en mouvement.
Peu à peu MAXIMILIEN LUCE abandonnera le Pointillisme pour en revenir à un Impressionnisme plus « classique », même si le principe divisionniste restera perceptible dans ses œuvres, de manière sporadique, jusque dans les années 1910.
L’œuvre peinte s’articule autour de deux thèmes principaux : des paysages, surtout des bords de Seine car li habitat longtemps Rolleboise, et de nombreuses descriptions de la vie ouvrière. LUCE eut toujours le parti-pris de mettre en exergue la souffrance physique des travailleurs les plus humbles comme celle de simples soldats qu’il peignit durant la guerre de 14. Nul autre que lui n’a su faire aussi bien ressortir cette impression de harassement du 2è classe au retour du combat ou du docker des quais de Bercy. On ne peut s’empêcher, ici de faire un rapprochement entre son engagement pictural et celui de ZOLA en littérature. Le critique Gérald SCHURR considérait d’ailleurs que ses opinions politiques et notamment son passé d’anarchiste ont longtemps nui à l’affermissement de sa cote. Les grands collectionneurs ne s’y sont pas trompés qui ont accueilli depuis longtemps LUCE parmi leur choix d’œuvres Néo-Impressionnistes. Le meilleur exemple en est la collection Grammont qui donna naissance au Musée de l’Annonciade à St-Tropez.
Artiste généreux, homme enthousiaste et idéaliste, Maximilien LUCE prit, en 1935, la succession de son ami SIGNAC à la présidence des « Artistes Indépendants ». Quelques mois avant sa mort en février 1941, il en démissionna avec éclat pour protester contre l’interdiction d’exposer faite aux artistes Juifs. Saisissant résumé de la vie de cette homme, faite de sensibilité et d’engagement.
MUSEES ET COLLECTIONS
Les œuvres de Maximilien LUCE sont présentes dans les plus grandes collections du monde entier, notamment aux États-Unis où se trouve le tableau « La Baie des Canoubiers » (1896), vendu 918 000FF à New-York en 1986.
En Europe de nombreux musées exposent une ou plusieurs de ses œuvres, en particulier :
Le Musée de l’Annonciade à St-Tropez. (Ancienne collection Grammont)
Le Musée Rath à Genève.
Le Musée Galliera à Paris.
Le Musée National d’Art Moderne à Paris.
Guy AVRAMO

Huile 38 x 55 cm
Certificat WILDENSTEIN