Lithographie : définition et principe

Qu’est-ce qu’une lithographie ?

Du Grec « lithos – pierre » et « graphein – écrire », littéralement « écrire sur la pierre »

 

C’est une technique d’impression qui permet la création et la reproduction d’un tracé exécuté à l’encre ou au crayon sur une pierre calcaire. La pierre fut remplacée peu à peu par des plaques métalliques (zinc ou aluminium) sans modifier radicalement la technique.

Quel est son principe ?

La lithographie repose sur le principe de répulsion entre l’eau et les matières grasses.

Le tracé est exécuté  directement sur le support au crayon ou à l’encre lithographique, posée à la plume ou au pinceau. Une fois l’œuvre exécutée, la pierre est placée sur la presse lithographique et humidifiée pour l’impression. Poreuse, la pierre calcaire retient l’eau. L’encre grasse est alors déposée au moyen d’un rouleau en caoutchouc. À l’origine, on utilisait des rouleaux en cuir, plus difficiles à nettoyer. L’encre reste sur la pierre aux endroits imprégnés du gras du dessin tandis qu’elle est repoussée par l’humidité partout ailleurs. Lorsque la pierre est assez encrée, on pose le papier et on passe sous presse.

 

Pour imprimer en couleurs, il faut recommencer l’impression de la même feuille, en redessinant à chaque fois, sur une pierre différente, le motif en fonction de sa couleur, et en tenant compte éventuellement des superpositions de couleurs qui donneront des teintes mixtes.

Justification du tirage & évaluation

En tant qu’œuvre d’art de nature multiple et à l’instar de la gravure, la lithographie a une valeur sur le marché de l’art qui dépend de sa rareté, entre autres critères. La valeur d’une lithographie dépend donc du nombre d’exemplaires tirés, ce qui conditionne la rareté, de la qualité d’exécution, de la cote de l’artiste et de son implication lors du tirage.

 

Par conséquent, il est nécessaire d’informer les acheteurs, en inscrivant sur chaque tirage, avec la signature de l’artiste, le numéro de l’exemplaire et le tirage total, ce qui s’appelle « justification du tirage ».

 

Une ou plusieurs pierres servent pour le tirage du nombre d’exemplaires de lithographies voulu. Le premier exemplaire qui sort de la presse est annoté « BAT » (pour « bon à tirer ») une fois que l’artiste est satisfait du résultat. Les exemplaires suivants sont numérotés sur le nombre total d’épreuves tirées, par exemple 25/100 pour le 25e tirage d’une lithographie tirée à 100 exemplaires. Avant d’être numéroté et signé par l’artiste, chaque exemplaire est comparé au BAT et jugé en fonction de celui-ci. Quelques exemplaires sont annotés « EA » (« épreuve d’artiste ») et « HC » (« hors-commerce »), et sont réservés à l’artiste et à l’imprimeur. Il est parfois possible que des tirages soient réalisés en impression offset, qui est la forme industrialisée de la lithographie, et qui s’appelle d’ailleurs toujours lithography en anglais. Auquel cas, il peut y avoir tromperie sur le tirage réel, il appartient à l’acheteur d’être vigilant car il y a peu de possibilités de voir la différence.

Après le tirage du nombre d’exemplaires voulu, les pierres sont traitées, polies, le dessin disparaît définitivement, ce qui garantit la régularité du tirage officiel. Les pierres peuvent resservir indéfiniment dès lors qu’elles sont polies et traitées convenablement.

Contrairement aux tirages en bronze, il n’y a pas de limite légale au nombre d’exemplaires. Cependant, le tirage moyen tourne autour de 100 exemplaires.

Toutes les lithographies de Bernard Buffet proposées par La Galerie Estades sont exclusivement des lithographies originales, elles sont pour la plupart signées de la main de l’artiste, et sont répertoriées  dans les 2 tomes du Catalogue Raisonné de « Bernard Buffet Lithographe » et aux archives de la Galerie Maurice Garnier.