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Ce qu’aime Michel Estades :

André Cottavoz, est un peintre et lithographe ayant appartenu au groupe des Sanzistes et à l’École de Paris. Sa peinture, figurative, est puissante et presque charnelle. Il s’en dégage une luminosité flamboyante accentuée par l’épaisseur de la matière qu’il sculpte littéralement au couteau.

BIOGRAPHIE :

André Cottavoz est né à Saint-Marcellin dans l’Isère, premier enfant de la jeune Marguerite tout juste âgée de 18 ans. Il manifeste sa passion pour la peinture dès l’adolescence. Sa mère, pratiquant l’aquarelle, l’encourage dans cette voie, lui achète des couleurs et l’emmène peindre avec elle dans la nature. Il expérimente la copie d’un paysage, puis c’est la révélation face à la reproduction d’une peinture de Vincent Van Gogh qu’il découvre dans la vitrine d’un magasin. De retour au domicile familial, il emprunte un couteau et se met à peindre, ou plutôt à sculpter la matière, pratique qui ne le quittera plus. A 18 ans, il s’inscrit au Beaux Arts de Lyon afin d’y poursuivre son apprentissage. Lors de sa première année d’étude, la France plonge dans le chaos de la guerre. Le jeune homme est réquisitionné et intégré dans le service du travail obligatoire (STO) en Autriche. Les conditions de travail sont difficiles, la vie est dure, chacun résiste du mieux qu’il peut, c’est la peinture qui aide André Cottavoz.
Fortement marqué par ses années de captivité, il a du mal, après la guerre, à s’adapter à sa nouvelle vie. Remotivé par sa mère, c’est sous son impulsion qu’il retourne s’installer à Lyon afin de réintégrer l’école des Beaux Arts. En 1948 avec ses amis étudiants, Jean Fusaro, Jacques Truphémus, Georges Adilon, et Philibert Charrin notamment, il organise à la Chapelle du lycée Ampère de Lyon une première exposition des « sanzistes » (terme par lequel ils manifestent leur refus de porter une étiquette : « sans-isme » ni impressionnisme, ni fauvisme, ni cubisme). Lyon leur réserve un accueil mitigé et s’ils commencent à se faire connaître dans la région, c’est véritablement l’Ecole de Paris qui va soutenir le mouvement et, grâce aux rencontres qui vont en découler, permettre aux jeunes artistes d’approcher galeries et amateurs d’art.
Le « sanzisme » ou « nouvelle figuration de l’Ecole de Lyon » privilégie une lumière non seulement naturelle mais jaillissant de la toile même. André Cottavoz y adhère tout en apportant sa patte personnelle. Il soumet le sujet, quel qu’il soit, à une notion d’épaisseur obtenue par des couches superposées, nées d’un travail de malaxage, de pétrissage au pinceau, au couteau et à la main. « Peindre c’est presque sculpter » déclare-t-il. Ses toiles traduisent sa vision personnelle des villes et du Midi qu’il affectionne plus particulièrement. Il explore également d’autres techniques, comme la gravure et la lithographie. Ses œuvres ont été acquises par de nombreux musées en France et à l’étranger, notamment au Japon. Il est exposé en permanence depuis 1990 sur les 4 sites de la Galerie Estades, à Paris, Lyon, Toulon, et Baden-Baden (Allemagne).

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André COTTAVOZ
Né(e) en juillet 1922
Décédé(e) en juillet 2012
France

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