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UTRILLO Maurice

Né le 25 Décembre 1883, à Paris; décédé le 5 Novembre 1955, à Dax (Landes), enterré à Montmartre, dans le cimetière St-Vincent.
Peintre (huile sur toile et gouache), aquarelliste, pastelliste, dessinateur, lithographe, illustrateur. Paysages avec figures, paysages urbains. Décors.
Le fils illégitime de Suzanne Valadon, Maurice Utrillo a hérité son nom en 1891 d’un artiste espagnol, Miguel Utrillo y Morlius (peintre et biographe de El Greco) qui était un ami de sa mère et ne voulait pas que l’enfant soit privé d’état civil. L’identité de son véritable père est restée inconnue. La paternité a été diversement attribuée à Puvis de Chavannes, Renoir et Boissy – un chansonnier dans le cabaret du Lapin Agile. Utrillo a signé « Maurice Valadon » ou « Maurice U. » jusqu’en 1905, puis utilisé « Maurice Utrillo, V. »
La mère d’Utrillo fut modèle pour des peintres comme Puvis de Chavannes, Renoir et Toulouse-Lautrec, avant de devenir elle-même peintre. En conséquence, Maurice fut envoyé vivre avec sa grand-mère maternelle. Il souffrit de crises à un âge précoce, devint alcoolique et a dû chercher un traitement médical pour sa dépendance dès l’âge de 18 ans. Sur les conseils d’un médecin ayant diagnostiqué la schizophrénie, Suzanne Valadon décide de lui apprendre à peindre. Une fois sorti de la clinique, Utrillo vit avec sa mère, alors mariée à un riche agent de change du nom de Paul Mousis. Suzanne est installée avec sa famille à Montmagny (Val d’Oise), tout en gardant son atelier de la rue Cortot, à Montmartre. Utrillo peint des paysages à Montmagny, dans les environs de Pierrefitte, à Montmartre et sur les rives de la Seine. Utrillo tente d’obtenir une place à l’École des Beaux-Arts en 1909, mais sans succès.
Une série de périodes alcooliques interrompt la carrière d’Utrillo. En 1912-1913, il est admis dans un sanatorium à Sannois, un village au nord-ouest de Paris, qu’il peint à plusieurs reprises par la suite. En 1913, Suzanne Valadon divorce de Paul Mousis et l’année suivante se marie à Utter, un jeune peintre qu’elle a rencontré en 1909. Utrillo vit alors avec sa mère et Utter, et le trio développe une relation névrotique en proie à de violentes querelles qui leur a valu le surnom de La Dammed Trinity (Trinité Maudite).
Utrillo mène une vie de bohème, échangeant ses peintures pour quelques centimes ou un verre dans l’un des bars. Il travaille parfois à l’intérieur, de peur de sortir. Il travaille fiévreusement, ignorant les tendances de l’art contemporain, mais gagne une reconnaissance croissante avec son travail très personnel. Il voyage avec sa mère et Utter en Bretagne en 1912, puis en Corse en 1913. Inapte pour l’armée, il reste à Montmartre pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est de nouveau admis dans un hôpital de Villejuif pour son alcoolisme, puis à un autre sanatorium à Aulnays-sous-Bois en 1918. Il s’échappe régulièrement, passe quelques mois dans une clinique à Paris, puis à Ste-Anne et Ivry en 1920-1921. Il est même envoyé à la prison de la Santé en 1921. En 1923, Suzanne Valadon et Utter achètent le Château St-Bernard, près de Lyon, où Utrillo pourrait être tenu à l’écart de Montmartre et ses nombreux bars. Il est de retour à l’hôpital Ivry, cependant, en 1924. En 1926, il s’installe avec sa mère dans une maison sur l’avenue Junot, à Paris, où il y vit jusqu’à son mariage.
Son travail a été largement reconnu dans les années 1920, et a connu un grand succès commercial à partir de 1926. En 1933, Utrillo, devenu un mystique, se fait baptiser dans l’église catholique. Il est resté avec sa mère jusqu’à son mariage avec Lucie Pauwels (un peintre amateur qui a utilisé le pseudonyme de Lucie Valore) en 1935. Le couple s’installe d’abord dans le Sud-Ouest de la France, à Angoulême, puis achète une maison en 1937 au Vésinet, dans la banlieue parisienne. Utrillo est fait Chevalier de la Légion d’Honneur en 1928. Il meurt à Dax, au cours d’une cure.
Spécialisé dans des scènes de rues parisiennes et des paysages du village, Utrillo n’a produit que peu de portraits, quelques représentations de fleurs, et seulement une nature morte. Il a peint plus de 5000 toiles. Ses œuvres peuvent être divisées en trois périodes: la période Montmagny (1904-1910), quand il a utilisé un empâtement épais et palette classique pour représenter Montmartre dans un style post-impressionniste ; la période blanche (1910-1914), où la couleur blanche prévaut, parfois mélangé à du sable, plâtre et chaux; et la plus longue : la période de couleur (de 1922 à 1955). Utrillo a peint de nombreux paysages pris sur le vif. À d’autres moments, il a peint en atelier, travaillant de mémoire et s’aidant et des cartes postales. Il a représenté des églises, des coins pittoresques de la Butte, des endroits plus reculés de Paris, y compris la Porte St-Denis et le Panorama de Saint-Denis, des casernes, les murs et les motifs de la château de sa mère à St-Bernard, le nord de la France…
Ses compositions agrémentées de figures stylisées marchant, créent une atmosphère mélancolique et dépeignent l’atmosphère mélancolique d’un vie quotidienne rude. Ses structures géométriques contrastent avec le pittoresque des sujets. Tandis qu’il perpétue un style post-impressionniste, son traitement impersonnel de la réalité se penche vers le modernisme détaché. Utrillo fut aussi un lithographe, illustrant Bécon-les-Bruyères par Emmanuel Bove, La Seine par Gustave Coquiot et Images de Paris, entre autres œuvres. Il a créé les décors et les costumes de Barabau, pour les Ballets Russes de Diaghilev en 1926, les ensembles de Louise, l’opéra de Charpentier créé à Opéra Comique en 1948, ainsi que deux panneaux pour la Mairie de Paris. Le Musée Utrillo-Valadon a été ouvert à Sannois en 1993.

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